nous découvrons que ce jardin là nous est interdit pour toujours.
Alors commence notre deuil véritable qui n'est point déchirant masi un peu amer.
Rien, jamais, en effet, ne remplacera le compagnon perdu.
On ne se crée point de vieux camarades.
Rien ne vaut le trésor de tant de souvenirs communs, de tant de mauvaises heures vécues ensemble,
de tant de brouilles, de réconciliations, de mouvementsdu coeur,
On ne reconstruit pas ces amitiés-là. Il est vain, si l'on plante un chêne, d'espérer s'abriter bientôt sous son feuillage. Ainsi va la vie. Nous nous sommes enrichis d'abord, nous avons planté pendant des années, mais viennent les années ou le temps défait ce travail et déboise.[...]
Et à nos deuils se mêle désormais le regret secret de vieillir...








